Xx Présentation

Bonjour, Bonsoir,

J'ai longtemps hésité avant de poster cette fiction, nouvelle, histoire - appelez cela comme vous voulez - mais je me suis lancée. Le nom du blog est également le nom de l'histoire: Au bord de la falaise.
Cette fiction, comme le mot l'indique, est purement inventée! Ce n'est pas ma vie - bien qu'il y est des rapprochements - ni celle de quelqu'un d'autre, à ma connaissance.
J'espère qu'elle vous plaira. Surtout donnez-moi vos avis. Ah oui! Il n'y a pas de star!



Xx Joy












CHAPITRES 1 à 19 = Postés
CHAPITRES 19 à 23 + Epilogue = Ecrits mais pas postés.





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# Posté le dimanche 18 mai 2008 15:39

Modifié le jeudi 05 février 2009 14:13

Xx Prologue

J'étais au bord de la falaise
Tu m'as tendu la main
Tu as senti mon malaise
Tu m'as proposé un nouveau lendemain
J'ai hésité, j'ai regardé un bas
J'ai vu la mer mourir sur les rochers
J'ai relevé la tête vers toi
J'ai vu le soleil briller
J'ai préféré la chaleur de ton corps
A la fraîcheur de la mort...



Voilà le prologue qui est tout petit mais qui résume l'histoire. Il explique aussi le titre Au bord de la falaise, enfin un peu.
Joy xX


MES-HURLEMENTS-SOURDS

# Posté le dimanche 18 mai 2008 16:42

Modifié le mardi 12 août 2008 09:39

Xx Chapitre 1 = Je t'ai donné mon nom, c'est tout! Vraiment ?

Xx Chapitre 1 = Je t'ai donné mon nom, c'est tout! Vraiment ?
Nous sommes le mardi quatre décembre deux mille sept, en milieu de matinée dans un lycée de la région parisienne. Une jeune fille, enroulée dans une écharpe sombre, son regard vide, sa musique couvrant les bruits avoisinants, est adossée contre un mur, les mains enfouies dans les poches de son manteau pour les protéger du froid. Ses cheveux noirs de jais lui tombent en cascade sur les épaules, quelques mèches lui cachent le visage mais laissent entrevoir ses yeux verts émeraudes. Quoi de plus banal me direz-vous, une adolescente dans une cour de récréation ? Pourtant, elle n'est pas ordinaire. Il y a trois ans, effectivement, on aurait pu dire cela d'elle mais plus maintenant.

De l'autre côté, un jeune homme est entouré comme à son habitude de plusieurs filles qui se ressemblent toutes. Lui, à l'inverse, peut être qualifié d'original : des habits trois fois trop grands pour lui, un bandeau superposé d'une casquette vissée sur la tête, un style digne des plus célèbres rappeurs américains! Il a déjà remarqué cette brune solitaire et s'est souvent interrogé sur elle, il la trouve mystérieuse. Cela l'intrigue, il voudrait en savoir plus, mais n'ose pas l'aborder ce qui provoque souvent de violentes disputes entre lui et son égo démesuré. En effet, ce garçon aime beaucoup s'amuser avec le c½ur des dames, il joue de son charme qu'il sait irrésistible. Il n'a jamais hésité auparavant à accoster une personne qu'il désirait connaître, pourtant avec elle, il semble faire un blocage. Encore aujourd'hui, il la regarde et pense, il se demande de quoi sa vie est faite, ce qu'elle aime, quelles sont ses passions, quel style de musique écoute-elle ? Tout une montagne de questions auxquelles il n'a pas de réponses. La sonnerie retentit, lui, il ne s'en aperçoit pas, il reste plongé dans sa réflexion. C'est une jolie blonde qui le ramène à la réalité.

- «Chris, tu viens, on va être en retard! Puis, qu'est-ce que tu regardais de si passionnant ?! Le questionne la jeune femme.
- Rien. » Dit-il en se dirigeant vers la porte du bâtiment, sans prendre la peine d'attendre son amie.

L'adolescente solitaire, elle aussi, a regagné sa salle de cours. Durant son cours de mathématiques, matière qu'elle n'a jamais apprécié ni compris, elle écrit ce qui lui passe par la tête, elle s'invente une autre vie que la sienne, comme à son habitude. Les remarques du professeur sur son attitude l'indiffère, plus rien n'a d'importance pour elle aujourd'hui. Un peu plus, un peu moins, cela ne fait pas de grands changements.

Pendant ce temps, le dénommé Chris s'amuse à répondre à son enseignante d'espagnol, jusqu'à ce qu'elle ai les nerfs à vifs. On est loin du jeune garçon rêveur de tout à l'heure. C'est sa double personnalité. D'un côté, le séducteur, charmeur, provocateur. Et de l'autre le rêveur qui aimerait avoir de vrais amis et de vraies petites copines, de savoir ce que l'on ressent quand on est amoureux. Deux caractères totalement opposés réunis dans une même personne.

Dix-sept heure trente, la fin des cours, tout les jeunes étudiants se précipitent en dehors du lycée. Il rentre chez lui déçu, encore une fois, de ne pas avoir trouvé le courage de lui parler. «Un autre jour...» se rassure-t-il tout seul, en regardant par la vitre du train qui le ramène chez lui.

Le lendemain, même heure, même endroit, même situation. Le jeune homme s'amuse avec ses amies qu'il a décidé d'arroser. Pour se venger celles-ci le pousse dans le wagon voisin du leur et l'enferme dedans. Après avoir pester derrière la porte pour qu'elle s'ouvre, il s'est retourné et son c½ur s'est mis à accélérer sans qu'il n'y puisse quoi que ce soit. Sa mystérieuse brune est assise un peu plus loin la tête dans les nuages. Pour lui, il n'y a aucun doute c'est un signe du destin, il faut qu'il noue un contact maintenant. Il se positionne donc en face d'elle et engage la conversation :

- «Salut !» Aucune réponse.
- «Cela fait quelques temps que je voulais te parler mais je n'osais pas. Poursuit-il en jouant la carte de la sincérité. A cette phrase la jeune fille arque un sourcil, signe d'incompréhension.
- J'ai encore tué personne! Réponds-t-elle d'un ton froid.
- Tu t'appelles comment ? Il craint sa réaction mais tente quand même de lui poser la question.
- Pourquoi tu veux le savoir ?! Si c'est pour me mettre dans ton lit comme les autres filles, ce n'est même pas la peine d'essayer !
- Non, c'est parce que tu m'intrigues, je veux en savoir plus de toi, te connaître.

Elle semble visiblement déstabilisée pour la réponse de son interlocuteur et préfère détourner le regard vers la vitre du train. Après une fraction de seconde, la pancarte de son arrêt apparaît à travers la fenêtre. Elle prend son sac et s'apprête à sortir mais recule et lance à Chris «Je m'appelle June!». Celui-ci la regarde descendre et sourit, heureux de connaître au moins son prénom. June, signifiant «juin» en anglais, son mois de naissance, son prénom lui a été donné en honneur du pays d'origine de ses parents, l'Angleterre. Elle rentre chez elle et monte directement dans sa chambre, son refuge. Elle dépose son sac dans un coin de la pièce et met un disque dans la chaine-hifi. Les Beatles, cela peut paraître ancien et ringard mais elle aime bien. C'est comme cela qu'elle tue son temps en écoutant de la musique et en écrivant.

Le lendemain, c'est un Chris heureux de sa brève discussion avec June qui franchit les portes d'entrées pour rejoindre ses amis. Et, comme d'habitude, son regard divague. Elle n'est pas là, tant pis, il se contentera de penser à elle.

A l'interclasse, il l'aperçoit au bout du couloir et se dirige vers elle d'un pas ferme. Lorsqu'elle se rend compte qu'il s'avance dans sa direction, elle tente de l'éviter. Mais il crie son nom et la rattrape par le bras. La brune grimace intérieurement mais ne montre aucun signe extérieur, elle veut échapper à un interrogatoire.

- «Pourquoi tu me fuis ? Lui demande-t-il visiblement déçu de sa réaction.
- Pourquoi tu t'obstines à vouloir me connaître ? Ce n'est pas parce que je t'ai donné mon prénom que l'on va devenir amis !
- Et pourquoi pas ?
- Parce que je n'en ai pas envie !
- Vraiment ?
- Oui. Murmure-t-elle en détournant le regard. Elle ment, il le sait, en vérité elle aussi voudrait tissé quelque chose avec lui, mais elle est méfiante.
- Comme tu voudras mais ça ne durera pas je suis très têtu, June!» Dit-il en lui lâchant le bras. Il tourna les talons en laissant derrière lui une June encore plus perdue qu'avant.

Cachée derrière un poteau, une petite rousse n'a pas raté une seule miette de la scène qui s'est déroulée sous ses yeux. Chris est à elle, elle ne laissera personne lui prendre et elle est bien décidé à le faire comprendre à cette «June».

______

Pix : June (prononcer D'Joune)
Joy

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MES-HURLEMENTS-SOURDS

# Posté le mardi 20 mai 2008 12:29

Modifié le mercredi 29 avril 2009 13:44

Xx Chapitre 2 = Ta petite amie est venue me parler!

Xx Chapitre 2 = Ta petite amie est venue me parler!
Durant toute la journée et le lendemain, l'adolescent fait des clins d'½il et des sourires à la jolie brune mais pas ceux qu'il aurait fait s'il voulait la draguer, non, ceux-ci signifient qu'il ne lâchera pas prise.

Vendredi soir, dix sept heure trente, les élèves sont encore plus pressés que d'habitude, ils sont en week-end. June, elle, sort tranquillement, elle n'a pas vraiment envie de rentrer chez elle. Elle ne s'imagine pas que quelqu'un l'attend devant les grilles. Elle continue son chemin mais une fille l'interpelle.

- «June!
- Quoi ?!
- Il faut que je te parle ! »

La jeune brune se dit que beaucoup de gens veulent lui parler en ce moment, cette fois-ci c'est Marine, une rousse très populaire.

- «Je ne sais pas ce que tu veux à mon copain mais ne t'approches plus de lui sinon je pourrais devenir très méchante avec toi !
- De quoi parles-tu ?
- Ne fais pas comme si tu ne voyais pas tous ces gestes qu'il a pour toi ! Enfin, peu importe, il m'appartient et n'imagine même pas me le piquer! »

C'est donc de lui qu'elle parle, celui qui cherche depuis quelques jours à l'apprivoiser.

- «Si c'est ce que tu crois, tu te trompes, je me fiche de ton copain!
- Elles disent toutes ça mais pensent le contraire!
- Crois ce que tu veux! »Rétorque-t-elle en partant vers la gare.

Malheureusement pour June, Marine n'est pas du tout de cet avis, elle se place devant elle et la plaque contre le mur le plus proche.

- «Ne joues pas à ça avec moi je t'aurais prévenue ! »,

Et elle s'en va en courant, l'adolescente reste plantée là choquée d'une telle violence. Elle rentre chez elle encore une fois convaincue que la vie lui en veut.

Samedi après-midi June comme à son habitude est assisse en tailleur sous un arbre dans le parc à deux minutes à pied de sa maison. Elle adore cet endroit, c'est calme et joli, elle y passe beaucoup de temps surtout depuis quelques mois. Ici personne ne lui pose de questions, les gens qui passent ne font pas attention à elle, cela ne la gène pas au contraire c'est peut-être ce qu'elle préfère.

De son côté, Chris prend le train et descend à la station où sa mystérieuse amie lui a faussée compagnie l'autre jour, il veut la trouver. Il arrive dans un quartier qui n'a rien d'exceptionnel, de petites maisons, beiges pour la plupart, se dressent un peu partout. Il arpente les rues sans avoir une idée précise où il va. Il se retrouve devant un parc, il y entre. Il passe par l'aire de jeux pour enfants, puis sur les terrains de sport, le petit lac, personne. Il prend un sentier qui serpente les bois, pour quelqu'un qui aime la solitude comme elle, la nature est une alliée. Il continue pendant plus d'un quart d'heure, toujours pas de trace de June jusqu'à ce qu'il entrevoie sous un saule pleureur une chevelure qui ne lui est pas inconnue. June. Un sourire nait sur son visage comme celui qu'on pourrait trouver sur un enfant qui vient de gagner sa partie de cache-cache. Il se dit que le destin est en sa faveur. Il s'approche d'elle et pose une main inassurée sur son épaule. Elle lève les yeux vers lui et enlève les écouteurs du lecteur multimédia de ses oreilles. Elle range le précieux objet pendant que Chris s'assoie à côté d'elle.

- «Comment vas-tu ? Lance-t-il en premier.
- Bien et toi ?
- Très bien maintenant que je t'ai trouvée !
- Tu me cherchais ?
- Oui, en fait je suis venu ici pour toi.
- Je comprends pourquoi je ne t'ai jamais vu auparavant ! Tu es obstiné pour venir jusque ici !
- Je te l'avais dit, je n'abandonne jamais! »

Elle sourit à sa remarque qu'il avait fait d'un ton triomphant. Sourire, voilà longtemps qu'elle ne l'avait pas fait. Sa conversation de la veille avec Marine lui revient en tête. Doit-elle lui raconter ? Elle opte pour le «oui».

- Ta petite amie est venue me parler hier.
- Ah oui ? S'étonne-t-il.
- Elle m'a gentillement plaquée contre le mur pour me demander de ne plus t'approcher, elle pense que je veux vous séparer. Je ne vois pas pourquoi je ne connais même pas ton nom !
- Chris, je m'appelle Chris. Je suis désolé de ce qu'a fait Marine, elle est très jalouse.
- Elle n'aura plus à l'être puisque je ne veux plus que tu ne fasses quoi que ce soit envers moi !
- Quoi ?! Mais pourquoi ?!
- Elle m'a fait des menaces, je ne tiens pas à souffrir pour quelqu'un dont je ne sais rien !
- Tu n'as rien à craindre d'elle, elle parle beaucoup mais ne va jamais au bout de ses pensées.
- Heureuse de le savoir. Dit-elle en se levant pour repartir.
- Je ne lâche pas l'affaire, June. Un jour je saurais tout de toi!
- Si tu le dis! Répond-t-elle en se retournant.
- Non, attends! Tu ne m'en veux pas ? Cela ne va rien changer entre nous ?
- Il n'y avait presque rien!
- Oui mais quand même, j'y tiens!
- Dans ce cas, tout sera pareil alors, si ça te rend heureux!» Dit-elle en partant.

Chris s'en va lui aussi, il regagne son domicile où Marine l'attend pour lui reprocher d'avoir raté leur rendez-vous et lui poser toutes les questions possibles sur la raison de son absence. Pendant le retour, il cherche un excuse plausible à donner à sa petite amie.

June, elle, n'est pas rentré, elle a simplement changé d'arbre, elle n'est pas fâchée contre Chris, après tout, ce n'est pas de sa faute. Il la cherchait, bien qu'elle ne l'ai pas montré, cela l'a surprise. Peut-être est-il sincère finalement ? Elle choisit de lui donner sa chance et ne pas être méchante avec lui. Elle essayerait aussi de ne pas être insensible à ses gestes.


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Pix : Marine

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# Posté le vendredi 23 mai 2008 14:45

Modifié le mercredi 29 avril 2009 13:45

Xx Chapitre 3 = Réunis hier, séparés demain ?

Xx Chapitre 3 = Réunis hier, séparés demain ?
Le lundi a fait son apparition contre la volonté de tous. Chris voit au loin celle à qui il a pensé tout le week-end non pas sa copine, comme celle-ci l'aurait voulu, mais June qui est assise sur un banc au fond de la cour. Il l'a rejoint et s'étonne qu'elle ne le rejette pas, mais il ne dit rien trop heureux de cette situation. Ils parlent ensemble jusqu'à ce que la sonnerie marque la fin de la pause et qu'ils doivent rejoindre leur classes respectives.

Sans qu'ils ne s'en rendent vraiment compte leur échange matinale devient quotidien, il lui raconte tous les potins du lycée, puis ils discutent d'art, de musique, de livres. Ils apprennent les goûts de chacun et bizarrement les retiennent beaucoup plus facilement que les leçons de mathématiques!

Un jour de décembre, une absence massive de professeurs leur permet d'avoir une heure de permanence ensemble. En entrant dans la vaste salle, Chris se trouve face à un dilemme : d'un côté June seule qui gribouille un cahier ou Marine et ses amies qui parlent de leur sortie du samedi. Son choix n'est pas dur: June. L'adolescent pose son sac sur la table et s'assoie à côté de son amie.

- «Tu n'es pas avec les autres ?
- Non, je préfère rester avec toi.
- Oh, c'est trop d'honneur ! Plaisante-elle. Il sourit à sa réflexion mais il sait très bien qu'en réalité elle est heureuse qu'il l'ait choisie.
- J'ai pensé à quelque chose tout à l'heure.
- Quoi ?
- Eh bien, ça fait plus de trois semaines qu'on se parle tous les matins, pourtant je ne sais rien de toi hormis ton prénom !
- Tu connais tous ce que j'aime et ce que je déteste!
- Oui mais je parle des trucs banals que les gens échangent en premier normalement!
- Dans ce cas là, moi non plus je ne sais rien de toi!
- On va y remédier! Alors commençons par l'âge : j'ai dix sept ans et toi ?
- Quinze.
- Ton numéro de téléphone et ton adresse e-mail. »

Elle note les informations sur un bout de papier, amusée de ses questions subites. Pendant, ce temps Chris avait pris le cahier de la jeune fille dans l'intention de découvrir ce qu'elle pouvait y écrire. Mais, lorsqu'elle s'en aperçoit elle lui arrache rapidement des mains.

- «Eh! Tu ne veux pas que je lise ?
- C'est...privé!
- Comme tu voudras.

Il semble vexé de sa réaction si brutale mais n'insiste pas. Après ce petit accrochage, leur discussion reprend comme si de rien n'était. A la fin de l'heure qui leur avaient sembler trop courte, ils se quittent pour repartir suivre le reste de cours de la journée.

A la sortie du lycée, June a encore une fois quelqu'un qui l'attend. C'est Marine qui n'a pas apprécié que son copain la délaisse pour «une pauvre fille sans intérêt».

- «Eh, June !
- Qu'est ce que tu me veux ?
- J'avais pourtant été claire l'autre jour me semble-t-il, tu ne devais plus t'approcher de Chris! Vos discussions en arrivant le matin, je passe, mais qu'il parte te rejoindre alors que je suis à moins d'un mètre de lui s'en est trop ! Je ne sais pas ce que tu lui as fait mais il m'aime et ça n'a pas changé parce que tu es entrée dans sa vie, ne crois pas cela! Tu essaies de briser notre couple, je vois clair dans ton jeu ! Tu vas payer pour le mal que tu m'as fait !

La rousse la claque violemment et elle tombe à terre. Mais June n'est pas prête à se laisser faire, au contraire. Elle se lève, lentement, et frappe avec son poing de toutes ses forces contre le visage trop innocent de Marine. Celle-ci est choquée mais n'a pas le temps de riposter qu'un deuxième coup lui parvient en pleine tête. C'est ainsi qu'une bagarre sanglante éclate entre les deux jeunes femmes.
Elles sont séparées par d'autres élèves et sont menées dans le bureau de proviseur. Elles ressortent vingt minutes plus tard avec deux heures de colle en poche, en plus des griffures et hématomes sur leur corps, bien que la rousse soit plus amochée que la brune.

June rentre chez elle avec plus d'une heure de retard mais personne ne s'en ai aperçu. Elle monte à l'étage et file dans la salle de bain se soigner. Elle pense qu'après l'épisode de ce soir, Marine la laisserait enfin tranquille. Certainement que Chris ne lui parlerait plus, tant pis, elle le trouve un peu trop curieux à son goût. Il ne lui adresserait plus la parole et tout redeviendrait comme avant cette rencontre dans le train. June retrouverait sa monotonie habituelle et lui ses dizaines de prétendantes. Elle est un peu déçue que cela se termine ainsi, mais c'est la vie et on ne peut rien n'y changer. Le destin les avaient réunis hier, il les sépareraient demain. Tout du moins c'est ce qu'elle croit.

________


Pix = casquette de Chris
(Vous devez vous demander pourquoi j'ai pas mis de photo de Chris, tout simplement parce que la description de Chris correspond à un mec que j'ai rencontré et que j'ai trouvé super beau mais je n'ai pas de photo de lui !)


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# Posté le dimanche 25 mai 2008 15:21

Modifié le mercredi 29 avril 2009 13:47

Xx Chapitre 4 = Je n'aime pas Noël

Xx Chapitre 4 = Je n'aime pas Noël
Le lendemain, huit heures trente, Chris est assis sur un banc, leur banc, il attend qu'elle le rejoigne, mais elle ne vient pas. Il comprend qu'elle ne viendra pas, il faudra qu'il aille la chercher de lui-même s'il veut garder le contact établit. Au premier interclasse, il se cache dans un recoin du couloir de l'aile gauche du bâtiment. Elle passe par là tous les jeudis, donc elle y passera aujourd'hui. Elle ne se fait pas attendre longtemps. Il la voit arriver de son pas nonchalant auquel il devient habitué. Elle ne peut pas le voir alors quand elle passe devant lui, il lui saisit le bras comme il l'avait fait l'autre fois.

- «Hey ! Proteste-t-elle.
- Pourquoi tu n'es pas venue tout à l'heure ?
- Je pensais que tu ne me parlerais plus puisque je me suis battue avec ta copine!
- Tu rigoles! C'est la meilleure chose que tu pouvais faire pour moi!
- Pourtant elle a dit que tu l'aimais!
- C'est ce qu'elle croit! Je n'ai jamais rien ressenti pour elle! Elle pense qu'elle est la plus importante à mes yeux mais en réalité je la déteste presque! En plus, elle ne m'adresse plus la parole, elle m'a reproché de ne pas l'avoir défendue, je lui est dit que le spectacle était trop bien pour le gâcher depuis elle m'interdit de lui parler. Je suis libre sans aucune de ses copines! La belle vie!
- Tu es en train de me dire que je t'ai rendu service et que tu détestes toutes les personnes avec qui tu passes le plus de temps ?
- Oui.
- Tu m'étonneras toujours, toi!
- Je sais. »Avoue-t-il en souriant.

Les deux adolescents se séparent à contre-c½ur pour retourner étudier la langue de Shakespeare pour elle, et celle de Molière pour lui.

Quelques temps après, le dernier jour avant les vacances pointe le bout de son nez et cela se sent, les élèves sont surexcités. En plus ce ne sont pas n'importe quelles vacances ce sont celles de Noël. Celles qui riment avec bon repas, cadeau, famille...June, elle, n'a jamais apprécié cette fête, elle ne comprends pas tout ce que les gens trouve à «la magie de Noël» comme ils disent. Pour elle, cet événement signifie humiliation et tristesse. Chris la rejoint et s'adosse contre le mur où elle est posée depuis cinq minutes.

- «Je n'aime pas Noël ! Commence le jeune homme.
- Moi non plus, je compatis à ta douleur ! Pourquoi ça t'énerve, toi ?
- Je suis obligé de jouer quelqu'un qui n'est pas moi. Je dois faire le garçon qui perturbe les cours, qui -collectionne les filles, qui ne respecte rien...C'est comme cela que l'on doit être si on veut être considéré comme un homme dans ma famille.
- Pourtant, c'était comme ça que tu te comportais avec tes anciennes copines !
- Je ne leur ai jamais montré qui j'étais vraiment ! Et toi, pourquoi tu n'aimes pas Noël ? Dit-il pour détourner la conversation.
- Il y a toute ma famille, ils ne m'aiment pas, je les déteste et mes parents me rabaissent sans arrêt, ça me rend triste même si je suis habituée.
- Ah! Enfin si c'est uniquement à cette période ça passe.
- Oui, mais malheureusement c'est toute l'année !
- Je comprends mes parents sont pareils.
- Ils te disent quoi ?
- Ils me répètent que je suis un bon à rien, que je ne réussirai pas ma vie, qu'ils ont honte de m'avoir pour fils...
- Cela te décourage pas ?
- Au début si, mais maintenant non, ça n'a plus d'importance. Sinon, que te reprochent-ils à toi ?
- J'ai pas très envie d'en parler pour le moment.
- Plus tard ?
- Oui, sûrement.

Non , elle n'en n'est pas sûre du tout, elle n'aime pas parler de ses problèmes aux gens. Elle préfère tout garder pour elle. On dit que se confier soulage, pour June ce n'est pas le cas. Elle ne veut pas partager ses difficultés avec les autres. Elle a peur d'être vue sous un autre angle et que les gens s'éloignent ou au contraire essayent de se rapprocher pour en tirer des bénéfices. C'est pour cela qu'elle ne discute pas d'elle avec ses amis, quand elle en a.

Puis, vient l'heure pour les deux jeunes de se quitter pour deux semaines. Chris va se sentir bien seul mais il se rassure machinalement en se disant qu'il gardera contact avec elle par le biais du téléphone portable et d'Internet.

June arrive devant chez elle, enfonce la clef dans la serrure et rentre, la maison semble beaucoup plus calme que d'ordinaire. Évidemment ses parents et son frère sont partis à l'aéroport chercher le reste de la famille qui habite dans le Sud. Elle monte dans sa chambre, met sa musique et se connecte sur la messagerie instantanée. Après à peine un millième de secondes que son pseudonyme n'apparaisse en ligne, une fenêtre de conversation s'ouvre, c'est Chris, bien sûr. Les deux adolescents parlent toute la soirée. Il lui confie que ces vacances vont lui sembler bizarre car habituellement, il les passait avec ses «amis», à trainer des les rues. Elle, elle dit qu'elle a la conviction qu'elle va se faire «harceler» pendant ces quinze jours de congé...


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# Posté le vendredi 30 mai 2008 10:47

Modifié le mercredi 29 avril 2009 13:48

Xx Chapitre 5 = Bonne Année !

Xx Chapitre 5 = Bonne Année !
Elle, elle dit qu'elle a la conviction qu'elle va se faire «harceler» pendant ces quinze jours de congé...

Et elle a raison. Chaque matin, chaque midi, chaque soir ils échangent des messages par téléphone portable quand ils ne sont pas bloqués devant leur ordinateur. Parfois, ils se demandent tout et n'importe quoi, ce que l'autre a mangé, s'il dort, ce qu'il regarde à la télévision... Des questions futiles mais qui pour eux ont de l'importance.

Le trente et un décembre, tout le monde s'apprête à célébrer le nouvel an, June est désespérée : pourquoi tant d'excitation pour une nouvelle année, alors que c'est un événement qu'on a vécu tant de fois dans sa vie ? La soirée commence tout juste, son portable vibre déjà, elle sourit en voyant «Chris» apparaître sur l'écran. Un message pour lui dire qu'il s'ennuie. Toute la soirée, elle discute avec lui par texto. Et cela n'a pas échappé à son oncle, Lionel. En plein repas, alors que June écrit à son ami, le téléphone caché sous la table, celui-ci entame la conversation en s'exclamant très fort pour que les autres cessent leurs bavardages et écoutent.

- «Tiens June, tu es pendue à ton portable ce soir, tu as un amoureux ?»

La petite brune tourne la tête vers lui et constate qu'il a le teint rougi par l'alcool, ce qui fait ressortir ses rides et son nez crochu. Ses lèvres sanguines affichent un sourire narquois. Et ses yeux reflètent un sentiment de défi.

- «Non. Répond-elle sur un ton très calme.
- Aller, fais pas ta timide! Dit-le nous!
- Je ne vais pas vous avouez des choses qui sont fausses.
- Je suis sûr que tu mens!
- N'insistes pas, Lionel ! Moi, cela ne m'étonne pas du tout car, excuse-moi, mais tu n'es pas très charmante ma petite! Lance une femme d'une quarantaine d'années, trop maquillée, trop habillée, trop coiffée, trop parfaite au goût de June.
- Si être «charmante» comme tu le dis, c'est te ressembler alors non je ne suis pas «charmante» et je ne le serais jamais! Dit l'adolescente révoltée en partant de la pièce commune sachant très bien que tous les regards sont tournés vers elle.

Elle prend sa veste et se rend au parc près de chez elle. Elle marche très vite, la tête baissée, elle ne sait pas où elle va, mais ce n'est pas grave, elle a passé tellement de temps ici qu'elle retrouvera son chemin. L'endroit est désert, normal, les gens font la fête mais June est rattrapée par ce qui déchire sa vie depuis plusieurs années. Cette femme qui l'empêche de vivre sa vie comme elle le voudrait. Qui lui reproche ses moindres faits et gestes, ses moindres paroles. Qui la rabaisse constamment, à force la jeune femme commence à y croire. Cette personne la détruit petit à petit et les autres l'aident, ils regardent la brune devenue solitaire sombrée chaque jour un peu plus bas. Cette mégère est la cause de l'état de June. La petite lui en veut beaucoup mais elle ne peut rien contre elle, elle doit subir et attendre que le temps passe.

En vagabondant sans itinéraire, elle se retrouve près de l'arbre où elle avait eu sa première discussion digne de ce nom avec Chris, elle sourit à cette pensée. Elle s'est énormément rapprochée de lui ces dernières semaines, elle ne le considère pas encore comme un vrai ami mais comme un copain simplement. Il commence à gagner sa confiance tout doucement, la confidence qui lui a faite avant les vacances sur ses parents l'a touchée, mais fidèle à son caractère, elle n'a rien laissé paraître. En parlant de lui, elle n'a pas répondu à son dernier message, ce n'est pas grave, elle le recontacterait demain, là, elle n'est pas d'humeur, elle éteint donc son téléphone se doutant qu'il l'appellerait bientôt.

Elle s'assoie par terre, les coudes posés sur ses genoux, la tête entre les mains, elle observe les alentours. Il n'y a pas un bruit à part la musique et les rires que l'on entend au loin, le fond de l'air est froid, il fait sombre seuls les lampadaires du parc donnent un peu de lumière. Un faible vent souffle et fait bouger les branches des arbres vers la droite. June réfléchit à ces trois années passées et elle constate encore une fois combien sa vie à changer du tout au tout. Elle a mal, les larmes montent mais elles ne franchiront pas le bord de ses yeux, elle n'iront pas mourir sur ses joues. Elle aurait envie de frapper contre les murs, de briser de la vaisselle, de courir, de sauter, de crier, de pleurer....

Mais ce n'est pas ce qu'elle a fait, elle s'est levée, s'est baladée encore un moment avant de retourner chez elle, de rentrer le plus discrètement possible, et de monter dans sa chambre se calmer, faire redescendre la pression à sa façon, voilà comment elle commence la nouvelle année, en se détruisant encore un peu plus.

De son côté Chris tripote nerveusement son portable en attente d'une réponse de la part de June. Il s'impatiente, s'inquiète aussi, il y a peut-être un problème, si seulement il savait. Il compose le numéro de son amie : messagerie. Les gens autour de lui continuent de célébrer le nouvel an comme il le faut. Il préfère rester dans son coin, le téléphone à la main, espérant qu'elle l'appelle. La soirée passe, trop vite pour les autres, trop lentement pour lui. Il retrouve sa maison, à l'aube du premier jour de l'année deux mille huit. Il s'avance vers la porte de sa chambre dans laquelle il se réfugie rapidement, il se couche et s'engouffre sous une montagne de couvertures et d'oreillers. Cette nuit, il gardera son portable près de lui «au cas où».

June dort dans son lit au chaud sous une grosse couette noire, c'est le seul moment où elle est bien, le seul endroit où les rêves ont encore le droit d'exister. Elle est épuisée, elle n'en peut plus mais elle tient le coup, juste encore un peu. Elle n'est plus là pour très longtemps, elle le sait, elle sera présente jusqu'au jour où son envie permanente prendra le dessus sur tout le reste.




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# Posté le samedi 07 juin 2008 13:28

Modifié le mercredi 29 avril 2009 13:50

Xx Chapitre 6 = C'est elle !

Xx Chapitre 6 =  C'est elle !
Aujourd'hui, les cours reprennent au grand désespoir des lycéens. June arrive, vêtue d'un jean noir, d'un gilet vert et d'une veste en cuir elle s'avance rapidement vers Chris presque en courant. Quand il s'en aperçoit un énorme sourire s'affiche sur son visage. Il la prend dans ses bras, elle est étonnée mais répond à son étreinte. Deux semaines qu'ils ne se sont pas vus, cela paraît peu mais pour eux c'est long. Ils se sont manqués bien qu'ils ne se connaissent pas depuis très longtemps, ils savent beaucoup de chose l'un de l'autre. Enfin surtout elle, il s'est confié à elle, il a plaqué tous ses amis pour elle, il est lui grâce à elle. Par contre, June a encore du mal à dire ce qui ne va pas, pourtant il n'attend que ça, qu'elle le laisse l'aider, qu'elle l'autorise à pénétrer sa carapace. Mais elle n'est pas encore prête à tomber le masque. Elle a peur de ce qui suivra ses révélations, elle craint qu'il s'éloigne. On lui a souvent reprocher de ne pas être souriante, maintenant elle montre à ses gens-là qu'elle sourit grâce à lui, pour lui. Elle aimerait tout lui expliquer, pour l'instant, elle attends, un jour, sans doute elle lui avouerait, ce n'est pas sûr, l'avenir nous le dira. Tout ce qui compte maintenant c'est qu'elle l'ai retrouvé après ce temps de séparation.

Les deux mois qui s'écoulent entre les vacances de Noël et celle de Février voient naître une amitié qui se fortifie de jour en jour. Chris et June sont dans leur univers, ils se fichent de ce que les autres pensent, ils ignorent ceux qui les jalousent ou au contraire ceux qui les méprisent, ce qui paraissait avoir de l'importance n'en n'a plus, c'est comme cela et pas autrement, que ça plaise ou non. Chris est la personne à laquelle pense June le matin en se réveillant, en regardant la télévision, en mangeant, en marchant, en écrivant, en allant se coucher le soir, en rêvant...Et ce manège fonctionne en sens inverse.

Le calendrier indique que nous sommes le mardi de la première semaine des vacances de Février. Pendant que certains sont sur les pistes de ski, Chris est autant heureux peut-être plus qu'eux car il va rejoindre June au parc, c'est devenu un peu leur point de rencontre, c'est ici qu'ils passent le plus clair de leur temps à refaire le monde pendant des heures. Le voilà arrivé à destination, il passe le petit portillon et part à sa recherche, il ne tarde pas à la trouver, allongée sur un banc, les yeux clos pour éviter le soleil, battant avec sa main gauche le rythme de la musique qu'elle écoute, certainement. Il vient lui effleurer la main du bout des doigts. Elle se redresse avec la marque du bonheur qui s'étire sur ses lèvres, la jeune fille tapote le banc faisant signe à Chris de s'asseoir à côté d'elle, il s'exécute aussitôt. L'adolescent passe son bras autour des épaules de la jeune fille, un geste tendre mais sans arrières pensées. Cet après-midi ils débattent sur leurs activités pendant les vacances. Ils ont de l'imagination et des projets impensables sortent de leur têtes, à défaut de ne pas les concrétiser, ils en rient. L'interdit, l'impossible les fascinent, plus ils en parlent, plus ils en rêvent.

Voilà comment ils passent la plupart de leurs jours de congé et cette semaine de vacance ne fait pas exception à la règle.

Ce jour est un peu différent des autres car les adolescents ont décidé d'investir le peu d'argent de poche qu'ils ont dans des places de cinéma pour aller voir un film de science fiction. Le choix n'a pas été très difficile : c'était cela ou une histoire à l'eau de rose dont l'on connaissait déjà la fin en ayant vu simplement l'affiche! Le film commence, les scènes s'enchaînent et June s'ennuie, elle regarde Chris qui est concentré sur l'écran ne voulant rater aucun détail puis son regard dérive sur le pot de pop-corn coincé dans les mains du jeune homme. Elle s'en empare sans que celui ne s'en rende compte, trop captivé par le suspense du film. Elle grignote, boulote, mange...Mais la petite brune ne s'amuse toujours pas. Tout à coup, lui vient une idée pas très réglementaire. Elle hésite. Enfin! Que risque-t-elle ? Se faire virer du cinéma ? Ce serait plutôt une délivrance qu'une punition! Alors, elle saisit une poignée de friandises caramélisées dans sa fine main et les jettent un à un sur les personnes du rang devant le sien. La plupart ne s'en aperçoivent pas. En revanche certains constatent la mauvaise plaisanterie et jettent des regards noirs en direction de la jeune femme qui rit aux éclats en voyant «leurs têtes de zombies», ce qui dérange encore un peu plus la salle. June recommence son opération plusieurs fois. Mais par malchance, une des sucreries finit sa course dans la neige des cheveux d'une vieille dame. La personne d'un âge avancé se rue à vive allure, si l'on peut dire cela, vers la sortie. La «malfrat» continue d'attaquer les pauvres spectateurs mais elle arrive à court de munition. Elle regarde furtivement dans sa poche pour vérifier qu'il lui reste de l'argent : cinq euros, ça suffira. Elle se met debout et enjambe son ami.

- «Où vas-tu ? Demande Chris déconcentré du film à la levée de June.
- Je reviens, ne t'inquiètes pas.
- D'accord ». Répond-il, heureux de pouvoir repartir dans l'histoire, sans avoir à se faire du soucis.

La brune sort de la salle obscure et se heurte à un homme de grande taille. «C'est elle!» crie une voix chevrotante derrière lui, elle se décale et voit la femme ridée qui a reçu un de ses projectiles.

- «Vous êtes sûre ? Lui demande l'homme.
- Absolument certaine, monsieur, c'est elle qui a voulu abîmé ma chevelure!
- Très bien. Dans ce cas, veuillez me suivre mademoiselle, s'il vous plaît.»

La jeune fille prit le même chemin que la personne qu'elle soupçonne être un employé, retenant un fou rire. Ils descendent les escaliers et arrivent dans le hall.

- «Je suis désolé mais je vais vous demander de quitter l'enceinte du cinéma afin que les séances en cour se terminent dans le plus grand calme sans votre présence de perturbatrice!»

June ne dit rien et s'enfuie vers la sortie à toute vitesse pour pouvoir enfin rire à son aise. Elle s'assoie sur un muret et envoie un message à Chris pour le prévenir qu'elle est dehors.





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# Posté le mercredi 11 juin 2008 08:14

Modifié le mercredi 29 avril 2009 13:54

Xx Chapitre 7 = Je n'ai pas envie de partir

Xx Chapitre 7 = Je n'ai pas envie de partir
June ne dit rien et s'enfuie vers la sortie à toute vitesse pour pouvoir enfin rire à son aise. Elle s'assoie sur un muret et envoie un message à Chris pour le prévenir qu'elle est dehors.

Lui, de son côté suit passionnément le déroulement du film, ne se doutant pas une seconde des bêtises de son amie. Le générique de fin fait apparition sur l'écran et il constate que June n'est toujours pas revenue. Il sort son portable et lit son message. Il court hors de la salle, trop pressé de retrouver l'adolescente. Il la voit et s'approche discrètement par derrière.

June sent deux mains se posées sur ses hanches et une tête se caler au creux de son cou, elle n'a pas besoin de se retourner, elle connaît cette odeur par c½ur, Chris.

- «Depuis quand tu fumes ? Dit-il en voyant la cigarette que la jeune fille serre entre deux doigts.
- Longtemps, mais je n'osais pas te le dire.
- C'était pareil pour moi!
- Comment ça...Tu veux dire que toi aussi....?
- Oui. Que crois-tu ? J'ai beau avoir un visage d'ange, je n'en suis pas un ! Répond-il en riant à la petite brune étonnée.

Il a raison, pense June. Il ressemble à un ange, pas au niveau vestimentaire c'est sûr, mais il a très beau visage, fin, doux. Des yeux noisettes et des cheveux châtains frisés comme le pelage d'un mouton, il a un côté enfantin qui lui plaît beaucoup.

Les jeunes restent là, collés l'un à l'autre, sans voir le temps passer. Cependant, l'heure tourne, ils doivent se quitter.

- «J'ai pas envie de partir! Se plaint la jeune fille.
- Moi non plus. En plus je suis tout seul chez moi...Eh! J'y pense, tu n'as qu'à venir dormir à la maison, on passera la soirée ensemble!
- C'est négociable.
- S'il te plaît... Dit-il avec des yeux pleins d'espoir.
- D'accord! Se résigne-t-elle.
- On va chez toi, tu demandes et tu prends tes affaires ?

Elle acquiesce et ils prennent la route vers l'arrêt de bus. Trois stations plus loin, ils descendent, font quelques mètres et se retrouvent devant la maison de June. Elle lui demande de l'attendre devant l'entrée.

Elle monte les marches quatre à quatre. Elle prend un sac usé et met tout ce dont elle a besoin dedans, elle le ferme et le jette par la fenêtre. Elle s'assoie sur le bord de la fenêtre et saute du premier étage, il ne lui arrive rien, elle a l'habitude de le faire. L'apprentie acrobate retrouve Chris qui l'interroge sur sa chute.

- «J'avais envie de sensation forte!» Répond-elle incrédule.

Il ne croit pas son mensonge mais n'insiste pas. Pourtant, il est bien déterminé à découvrir tout ce qui se cache sous cette façade ce soir...

Ils marchent en discutant et s'arrêtent devant une habitation traditionnelle. Le jeune homme débloque la serrure et ils pénètrent à l'intérieur. C'est simple et joli. Une salle à manger qui fait aussi salon dans les tons orangés. Il la conduit jusqu'à la cuisine, spacieuse et lumineuse.

- «T'as faim ?» Demande-t-il tout en ouvrant les placards.

June regarde la pendule, dix sept heures trente, il serait peut-être temps de donner à manger à son petit estomac. Elle hocha la tête positivement. Chris sort plein de paquets de gâteaux et des boissons évidemment. Ils dégustent dans le plus grand calme ce mini-festin, beaucoup de gens auraient été gênés de ce silence mais eux pas du tout! Ne dit-on pas qu'il ne faut pas parler la bouche pleine ?

Après s'être restauré le jeune homme voulu montrer sa chambre à sa compatriote. «C'est bien une chambre de garçon» pense June. Oui, on ne peut pas le nier, il y a des vêtements éparpillés aux quatres coins de la chambre, le lit n'est pas fait, les portes de l'armoire sont ouvertes en grand, des feuilles recouvrent le bureau dont une minuscule partie à réussi à échapper à l'envahisseur, autrement dit un vrai capharnaüm. Seul un objet est traité avec soin: une guitare. Chris serait-il musicien en secret ?

- «Tu en joues ? Le questionne l'adolescente
- Oui! Répond-il un soupçon de fierté dans la voix.
- Vraiment ? Depuis longtemps ?
- Dix ans environ! Il marque une pause avant d'ajouter : Et toi, tu sais en jouer ?
- Il y a eu un temps où faire de la guitare était le plus important pour moi!
- Pourquoi ça ne l'est plus ?»

Elle ne donne pas de réponse à sa question, elle ne veut pas en parler, il le remarque tout de suite.

- «Je saurais, June, je saurais! Tiens, montres-moi ce tu sais faire! » S'écrit-il comme pour détourner le sujet.

La jeune femme saisit l'instrument d'une main hésitante, elle s'assoie sur le bord du lit et gratte les cordes. Un doux son résonne, cela lui avait manquer. Elle continue à faire glisser ses doigts sur l'instrument, elle joue un air qu'elle connaît bien, son préféré. Le morceau s'achève, elle relève la tête vers Chris.

- «Wouah! Fait-il visiblement impressionné.
- Arrêtes! Ce n'était pas réussi du tout! Cela faisait une éternité que je n'avais pas touchée une guitare!
- Pour une apprentie guitariste, tu te débrouilles pas mal du tout!

Elle sourit comme pour signifier «Merci du compliment!».

Il la traîne ensuite dans toute la demeure pour lui faire visiter le reste des pièces. Au grenier, il y a un coin spécialement aménagé pour Chris ou plutôt ses guitares. Des accoustiques, des électriques sont rangées les unes à côté des autres surélevées par leurs pieds. C'est ici qu'ils passent le reste de leur fin d'après-midi.




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# Posté le mercredi 18 juin 2008 08:57

Modifié le mercredi 29 avril 2009 16:26